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Omega Speedmaster : elle a marché sur la lune

Omega Speedmaster Professional

Omega Speedmaster Professional – Ref. 3570.50.00 – Calibre 1861

L’année 1947 marque le début de la Guerre Froide entre les USA et l’URSS, le libéralisme d’un côté, le communisme de l’autre (la Guerre Froide prendra fin en 1991). 3 grands enjeux se dégagent de cette confrontation politique et économique entre les 2 superpuissances :
– la course aux armements,
– la menace nucléaire,
– la conquête de l’espace.
Pour ce dernier point, les russes prennent un train d’avance en 1957 en lançant le tout premier satellite : Spoutnik 1.

La même année, Omega lance le premier modèle de la série Speedmaster. Ce dernier était équipé du calibre Omega 321  conçu en 1946 sur la base du calibre 2310 développé par Lemania en 1942 (il sera remplacé en 1968 par le calibre Omega 861 lui-même dérivé du calibre 1873 de Lemania).

C’est en 1965 que la National Aeronautics and Space Administration des USA (la NASA) arrête son choix sur l’Omega Speedmaster Professional pour équiper ses astronautes sur tous les vols spatiaux habités. La NASA avait dans un premier temps sélectionné 10 modèles de marque différentes. Après une première sélection, elle retient 3 gardes-temps, tous Swiss Made (malgré les tentatives de lobbying de la marque nationale Bulova) : la Longines Wittnauer – mouvement 13 ZN, la Rolex Daytona et son célèbre mouvement Valjoux et enfin la Speedmaster d’Omega dotée du calibre 321. La Speedmaster est la seule montre à avoir passé de manière satisfaisante tous les tests de contrainte de la NASA : précision, température, pression, humidité, accélération, vibration, magnétisme…

Le 16 juillet 1969, la Speedmaster accompagne les astronautes Michael Collins, Neil Armstrong et Edwin Buzz Aldrin à bord d’Appollo 11. Le 20 juillet à 21h56 (heure de Houston), Neil Armstrong est le premier homme à poser le pied sur la lune, il prononce alors ces mots qui resteront à jamais gravés dans l’histoire : « That’s one small step for a man, one giant leap for mankind » (« C’est un petit pas pour un homme, un bond de géant pour l’humanité »). Mais l’heure de gloire de la Speedmaster n’arrive que 15 minutes plus tard, lorsque Buzz Aldrin foule lui aussi le sol lunaire. Neil Armstrong avait en effet laissé sa montre dans le module lunaire (LEM) dont les instruments avait été endommagés lors de l’alunissage. Le succès de la mission Appollo 11 permet aux américains de reprendre l’avantage sur les soviétiques dans la course à la conquête spatiale.

Cette escapade lunaire vaudra à la Speedmaster son surnom : « The Moon watch ». Surnom bien mérité puisqu’en 1970, la Speedmaster reprend du service pour accompagner Jim Lovell, Jack Swigert et Fred Haise lors de la mission Appollo 13. Une succession d’incidents techniques contraint l’équipage à faire demi-tour avant l’alunissage. Forcés d’économiser l’énergie de leur navette, les astronautes mettent tous les instruments de bord hors tension, à l’exception de la radio. Les chronométrages de la mise à feu et de l’arrêt des fusées sont réalisés à l’aide de la Speedmaster. La mission est un échec mais l’équipage rentre sain et sauf. Omega se voit récompensé du Snoopy Award par les astronautes de la NASA.

On assiste dans les années qui suivent à un rapprochement entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique. Inquiets de la tournure que peuvent prendre les événements et afin d’éviter une guerre nucléaire, Nixon et Brejnev commencent par développer les relations commerciales entre leurs pays. En 1972, les 2 puissances décident d’un rendez-vous spatial entre leurs navettes respectives Appollo et Soyouz. Le raccordement entre les 2 navettes a lieu au mois de juillet 1975. Le commandant d’Appollo 18 et le commandant de Soyouz 19 portent tous les deux une Omega Speedmaster. Suite à cet événement historique, l’agence spatiale soviétique fait de la Speedmaster son chronographe officiel.

En 1998, la station orbitale MIR sert de plateforme de tests au modèle Speedmaster X-33. Il est homologué par les astronautes de la NASA et par leurs homologues russes.

La Speedmaster est certainement le chronographe le plus représentatif de la fiablité et de la qualité Omega. Il a laissé son empreinte dans l’histoire de la conquête spatiale et a su conquérir le cœur des passionnés en décrochant la lune. La Moon Watch a encore de belles heures devant elle !

N.B.
Pour des raisons liées à son histoire, la Speedmaster reste la seule montre Omega à ne pas être équipée du mouvement automatique à échappement Co-Axial. Devant les qualités et la réussite de ce mouvement, cette particularité est certainement amenée à disparaître…

 


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Alexandre DUBS, 05/08/2011